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jeudi 24 septembre 2009

Mais qui est donc Mystica ?

L'impitoyable monde de la Folle Académie : rumeurs, rivalités, tractations...

Ce matin Madame Hervé a croisé Pauline Diamant qui faisait ses courses à la Fnac. Elles ont papoté du spectacle de Vendredi soir. Qui seront ces charmantes élèves qui se produiront dans le show ? Pauline était perfide, un peu furieuse de ne pas avoir été sélectionnée. "Alors Madame Hervé, vous faites venir vos artistes d'Asie maintenant ? Vous pratiquez le dumping artistique ?" Allusion à la petite jeune de la rentrée, admise en première année de la Folle Académie. Elle a déjà eu l'honneur de faire sa première scène au thé dansant Mylène Farmer le dimanche 13 septembre dernier (photos ci dessous pour preuve !). Elle a été baptisée par La Taulière : Mystica. (Tiens, tiens, diront les garces de service, après Exotica, Mystica ! Qui sera la suivante ? Orientica ? Cette pauvre Mme Hervé n'est décidément qu'une ethnik queen dégénérée)

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Sauf qu'Exotica n'a pas dit son dernier mot, parait même qu'elle fait son grand retour vendredi 2 octobre à la soirée Effeuillage (oui la soirée qui contente les fantasmes libidineux de notre Taulière). Pendant ce temps là, mine de rien, la Zoa la boucle et creuse son sillon : elle a pris un savon mardi dernier à la répétition, parce qu'elle n'arrive pas à articuler deux mots correctement quand elle chante. En fait c'était juste qu'elle a mis plein d'expressions de jeunes dans sa chanson et que la vieille Taulière pipait rien de rien. N'empêche que Zoa a intérêt à assurer à l'école des folles vendredi soir et à bien ouvrir la bouche !.

Pour finir, je ne vous dis pas la galère qu'on a eu pour mettre au point un numéro de strip avec Coco Mademoiselle (toujours pour la soirée effeuillage). Figurez-vous que la mère Hervé recrute maintenant les figurants au MAG (assoc des jeunes !), et que les répèts au Tango le mardi soir ressemblent de plus en plus à une cour de collège.

Dernière news, dans la série de la pathologie jeunisme de la direction : pour samedi soir, Madame Hervé a invité un jeune danseur au prénom fantasmatique de "Kevin", à venir se secouer sur scène. Et Méziane de conclure : je veux bien qu'il se passe toujours quelque chose à notre bal, mais heureusement que je suis là pour mettre un peu d'ordre dans c'te taule !

dimanche 6 septembre 2009

Journal de La Taulière

Ce fut donc une soirée d'anniversaire (vendredi) 4 septembre)

Donc vendredi c’était l’anniversaire. J’avoue que je n’aime pas trop ces dates symboliques. Pour les 10 ans on avait marqué le coup, normal, mais recommencer chaque année des festivités convenues ne me branche pas vraiment. Du coup il parait que je n'avais pas l’air très détendu. Y’a guère que Martin Zoa qui a pouffé de rire en me voyant : « oh le look d’enfer, très vieille Taulière, classe ! » Zoa a le chic pour s’exprimer spontanément, elle a le sens de la réplique assassine (Elle va se faire des copines… comme Exotica qui la déteste déjà…).

Avec Zoa qui m'a (fortement) aidé à tenir les platines.
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J’ai été ému par la chanson qu’est venue me chanter Taillefine (Elisa) et toujours touché par la participation de Mademoiselle Gisèle, qui est à mes côtés depuis quasiment les débuts de La Boîte à Frissons. Le public a longuement applaudi Mouné et Olivier qui ont dansé, avec brio, deux tangos argentins. Sinon personne n’a osé me dire que les gâteries sucrées offertes par Méziane arrachaient la gueule (des carrés de gingembre, n’importe quoi !), promis on fera mieux la prochaine fois.

Taillefine l'androgyne.
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Je devais faire le DJ, mais là sans fausse pudeur, j’avoue que, hormis la séquence musette, je n’en ai plus trop le courage : être obligé de passer toutes les pouffiasses adorées des petits jeunes, c’est trop me demander. Pas mon truc. En revanche, un beau gars breton est venu me féliciter d’avoir pu entendre « la jument de Michao », tandis qu’une bande de jeunes branchés modasses sortaient en vociférant à ceux qui attendaient devant la porte : « N’entrez pas, c’est nul, ils viennent de passer Tata yoyo ! »

En fin de nuit j’ai eu l’impression qu’il y avait vraiment beaucoup de couples en train de s’embrasser, et je me suis dit : dommage que je ne sois pas client de cette boîte, je pourrais y faire des rencontres. Et je revoyais Zoa, sans pitié, ricaner face au look de sa taulière.

lundi 31 août 2009

Les potins du lundi 30 août 2009

(chaque lundi, ou presque, toutes les petites histoires du week-end au Tango)

Vendredi soir c’était la dernière de l’été Show, avec un spectacle de la Folle Académie. Jacqueline Genou a chanté un slow avant le Madison. Dans la salle certains lançaient une souscription pour lui offrir une nouvelle perruque, ou au moins une visite chez un coiffeur digne de ce nom. Mademoiselle Gisèle, toujours disponible pour les bons coups a ouvert le show. Zaza Hilton est arrivée à la dernière minute en grande star, accompagnée de son mari, et de deux belles créatures, la Vénus et Gia. Madame Hervé a mis sur scène les deux petiots Poke et Mone, expliquant, qu’incapable de les mettre dans son lit, au moins elle avait le mérite de les pousser sur scène ! Pour finir, Pauline Diamant, sur l’air de « laissez moi danser », nous confiait tous les efforts qu’elle avait fournis cet été pour se refaire le portrait, et se persuadait « je vous ai manqué ». Laissons la le penser la chérie !

Sinon notre souci actuel est de maîtriser les assauts des hétéros, notamment des filles à mecs (rien à voir avec les filles à pédés, qui, elles, restent adorables). Ainsi l’une d’elle a failli provoquer un incident parce quelle avait cru qu’un garçon l’avait traité de « salope ». Mais le garçon en question, très folle, venait juste d’apostropher un de ses potes, qui lui racontait son plan cul de la veille au Sun City. Cela résume assez bien le problème avec les touristes hétéros en boîte gay : ils viennent pour vivre le grand frisson de la différence, mais il leur manque les grilles de lecture.

Presque en fin de nuit vendredi, une dame d’un âge certain, donc une mamie à pédés, m’explique qu’elle est enchantée de sa soirée, que c’est une boîte super. Et elle se met à évoquer tous ses copains anciens de chez Michou, aujourd’hui retraités. Je lui explique que j’ai fréquenté cette bande il y a longtemps, elle prend mon numéro de téléphone et m’a promis de m’inviter à dîner avec Duduche et Hortensia. J’espère qu’elle va s’en souvenir !

Samedi je me suis échappé une heure pour aller faire un tour à la soirée AZN aux Bains Douches. J’y ai accompagné Coco Mademoiselle qui doit faire son chemin ! Au retour de cette escapade je trouvais Martin devant la porte qui affrontait des groupes de noctambules comme on les craint à cette heure tardive : nombreux, bruyants, alcoolisés, pas très soucieux du calme de la rue… Je savais que j’allais encore recevoir des mails furieux de clients outrés d’avoir été refusés. Mais mes chéris, venez plus tôt, moins fatigués, mieux accompagnés… Du coup j’allais encore pouvoir méditer sur l’alchimie compliquée de nos soirées, qui exigeait aussi, que parfois, nous nous montrions un peu fermes devant la porte.

Côté amours, je note que le beau Nicolas me boude (trois semaines au moins qu’il n’est pas venu), heureusement le coquin Bryan n’est pas avare de câlins !

mercredi 11 mars 2009

Quand Mme Hervé se lance dans les sorties mondaines

A quoi servent les "open-Bar" ? (épisode 1)

Madame Hervé, déteste les mondanités du microcosme gay, c’est bien connu. On ne la voit nulle part, du moins pas à tous ces rendez-vous incontournables où l’on peut, le temps d’une soirée, boire gratis, à ces fameux « Open Bar » qui vont bientôt être hors la loi.

Il n’empêche que ces derniers temps, Monsieur Hervé a été aperçu à plusieurs reprises en des circonstances inhabituelles.

Le Jeudi 19 février accompagné de son fils caché, il était à la soirée de lancement de Têtu. Y-allait-il pour mettre un terme à la rumeur du désamour qui aurait existé entre ce journal et le monde de La Boîte à Frissons ? Se lance-t-il simplement dans un nouvelle carrière de noctambule alcoolique en rejoignant ainsi tous ceux et celles que l’on retrouve systématiquement présents et torchés à ce genre d’événements ? Voulait-il lancer la carrière d’attaché de presse de son fils caché ? Rêvait-il de s’approcher de Pierre Bergé pour lui donner des nouvelles de sa vieille connaissance Norbert Terry, pape français du porno gay parisien des années 70-80 aujourd’hui retiré en Thaïlande ? Ou cherchait-il tout simplement à placer sa copine québécoise Mado Lamotte bientôt à nouveau sur la scène du Tango ? Une chose est certaine, face au nouveau rédacteur en chef dubitatif, Monsieur alias Madame Hervé, a annoncé son intention de lancer un vaste complot gay-québécois friendly pour faire entrer à la comédie Française l’écrivain Michel Tremblay. Voilà une conception digne des soirées mondaines : ne pas craindre, sous l’effet de l’alcool facile, de perdre sa réputation pour des broutilles. Autant y aller pour voir grand.
Affaire à suivre…

samedi 15 novembre 2008

Il sera de retour ce soir ?

Le fugueur rentre à la maison

Parait-il qu'il se montrera aujourd'hui...

jeudi 13 novembre 2008

Cette fois il est en l'air !

L'énigme de notre revenant

Il a reçu la bénédiction avant d'enfiler ses bottes. Il va prendre bientôt son envol...

lundi 3 novembre 2008

Faut-il avoir peur des plans cul ?

En attendant le prochain bal des célibataires (lundi 10 novembre) la chronique potins et conseils de Madame Hervé.

L’autre soir je discutais avec deux charmants jeunes garçons, dans les 25 ans, mignons comme tout. Le sujet de conversation était celui qui nous occupe si souvent : les mecs, l’amour, le sexe. J’étais assez surpris d’apprendre qu’eux, dont je ne ferai qu’une bouchée s’ils le souhaitaient, étaient plutôt du genre chastes. Disons qu’ils s’en plaignent. Ils sont timides, impressionnés, pas sûr d’eux, je ne sais pas au juste ce qu’ils ont, mais ils sont jeunes et ne profitent pas assez (de mon point de vue) des possibilités offertes par leur âge et leur physique. L’un d’eux concluait : « il faudrait que je me mette aux plans cul ».

Je songeais avec un peu d’effarement à ma propre expérience… lorsque j’avais leur âge ! Hum, hum, hum… L’âge est-il si déterminant ? Car pas plus tard que la veille, j’avais déjeuné avec un vieil ami qui a l’âge de prendre la retraite, et qui me racontait en se bidonnant ses dernières galipettes avec de jeunes escorts, dans sa cuisine, en buvant un très bon vin blanc. Il m’amusait et en même temps m’inquiétait : durant combien d’années encore vais-je être tourmenté par ma libido ?

C’est alors qu’un ami-voisin, de mon âge, m’appelle. Déprimé il avait besoin de se confier. Il sortait d’un plan cul… « J’ai rien compris, je l’ai rencontré sur internet, un jeune de moins de trente ans, vraiment chaud, super, cela s’est passé aussi bien que cela pouvait se passer… Mais bon, un plan cul, quoi, tu vois le genre… C’était super et il est parti après sans même me laisser un brin d’illusion sur son intention de me rappeler. C’est quoi ces plans cul qui mènent à rien ? » Je l’ai consolé en lui parlant des petits jeunes qui n’avaient pas de plans cul, et encore moins de lendemains constructifs.

C’est là que j’ai eu le vertige. Quelle est la moins mauvaise frustration dans ces histoires ? S’abstenir, payer pour continuer, ou baiser sans lendemain ? Et j’ai envoyé un mail à mes deux jeunes tourtereaux, pour leur rappeler le conseil de Madame Hervé : qui ne tente rien, a de grande chance de ne rien vivre. Beaucoup d’histoires d’amour ont débuté par un plan cul !

samedi 1 novembre 2008

Le fugueur mystérieux montre son cou

L'énigme du mois...

Ils ont essayé de l'engraisser en lui ingurgitant des litres de soda...

Indice : sa maman a été aperçue hier soir au Tango, elle était à sa recherche.

Question : lui arrive-t-il de changer de tee shirt ?

mercredi 29 octobre 2008

A la recherche du fugueur disparu

L'énigme du mois (2)

Mais qu'est-il donc allé faire dans le plus grand trou du monde ? Reviendra-t-il un jour au Tango ?

Qui est-ce ?

mardi 28 octobre 2008

Il parait qu'il aurait fugué...

L'énigme du mois (1)

Il a disparu depuis le mois de juin, en même temps que la fermeture du Tango. C'est un sale gosse que l'on aime quand même bien. Il est capable de mettre sa tête dans le trou du cul d'un caribou sous prétexte "qu'on aurait caché ses robes" dans le dit trou du cul... Qui est-il ?

Des entrées gratuites à gagner au bal le vendredi si vous trouvez une réponse convenable. Suite de l'énigme demain !

lundi 14 juillet 2008

Pendant ses vacances forcées, Madame Hervé s'active

Les 400 ans de Québec au Tango à la rentrée

Début juin, Mme Hervé a rencontré Mado (la québecquoise) en visite privée à Paris. Toutes deux ont été aperçues à la terrasse de La Fresque (cantine officielle de La Taulière). La Boîte à Frissons préparerait une initiative pour participer aux festivités non officielles des 400 ans de Québec. Mado, la plus célèbre Drag-Queen de l'Amérique Francophone reviendra-t-elle au Tango pour la troisième fois ?

D'après nos dernières informations, un accord entre La Taulière et Mado viendrait d'aboutir !

Le site de Mado

Souvenez-vous, c'était en 2004

samedi 5 juillet 2008

Partouze ratée pour la Folle Académie

On vous le dit, pendant la fermeture la cogitation continue...

La Folle Académie s'est réunie chez Mme Hervé. Jacqueline Genou, Coco Mademoiselle et Taillefine ont zappé le rendez-vous.

La Taulière a annoncé une surprise pour la rentrée, mais elle a refusé d'en dire plus. Du coup, Mademoiselle Gisèle pour en savoir plus a cherché à intriguer : elle a réuni autour d'elle toute la troupe sur le canapé, avec notamment l'aspirant Vilain Garçon (La Taulière a toujours un faible), histoire de faire miroiter une possible partie de plaisir collective (photo ci-dessous). Cela n'a pas marché, Méziane veillait, le secret a été gardé.

Seule certitude à l'issue de la soirée : La Folle Académie fera sa rentrée le vendredi 3 octobre pour une spéciale Québec.

samedi 31 mai 2008

Panique au Tango : comment faire sans durant trois mois

Le Tango ferme pour trois mois. Du coup durant ces dernières soirées, les langues se délient. Confidences angoissées des habitués...

Olivier et son mari viennent toutes les semaines, vendredi et samedi, en début de soirée. Ils sont accros aux danses à deux. Comment vont-ils faire ? Leur couple va-t-il surmonter l'épreuve ?

Sébastien est paniqué. Pour vous dire, habitué à notre fermeture annuelle de début août, il avait exprès posé ses congés en même temps. Et voilà-t-y pas qu'il apprend qu'il devra se passer de Tango trois mois... Il est furieux : il ne peut pas prendre trois mois de vacances.

Jérôme avoue : Le Tango est sa thérapie. Depuis qu'il a débarqué par hasard dans ce bouge, un soir de réveillon du nouvel an, c'est devenu sa seconde famille. Il vient quasiment toutes les semaines, retrouve ses copains, qui pour beaucoup sont devenus des amis. Sa semaine est rythmée par ce rendez-vous, quasi essentiel à son équilibre. Il appréhende car il craint de rechuter et de sombrer à nouveau dans la dépression. Il a donc repris rendez-vous avec son psy, mieux vaut prévenir !

Julien habite juste en face du Tango. Il a pris l'habitude d'y passer avant d'aller se coucher le week end. C'est naturellement devenu son terrain de chasse, et ma foi, il ne se plaint pas, car rares sont les jours où il ne trouve pas un amant de passage (Julien pour le moment est un butineur). Il est catastrophé, car il sait que durant trois mois, il va être dans l'obligation de retrourner au Dépôt.

Bastien est un des piliers du bar. On ne le qualifiera pas d'alcoolique, puisqu'il ne boit que lorsqu'il sort. Et un des critères de son attachement au Tango, en dehors de l'ambiance qui ne lui déplaît pas, est le prix raisonnable des consommations au bar : son budget "péché mignon" s'en est trouvé adouci. Il a donc été furieux d'apprendre qu'il allait être obligé durant trois mois d'aller se ruiner ailleurs. En ces temps de "vie chère", il n'a pas pris le temps d'économiser.

Finalement, dans ce concert de lamentations, y'en a qu'une qui positive à mort : La Taulière. Elle a décidé de profiter de cette interruption pour circuler et aller voir ailleurs ce qu'il se passe. Elle s'en réjouit : d'une part, Méziane lui a expliqué qu'ainsi elle pourrait enfin draguer à son aise sans craindre d'abuser de son statut de patronne, et surtout , parce que cela va lui donner des idées et des envies. Le Tango n'est pas encore fermé qu'elle pense déjà à se secouer les neurones pour aérer son esprit et renouveler (dans le bon sens) son bastringue. Un seul moyen pour suivre ses pérégrinations mentales, et peut être l'influencer : fréquenter ce blog tout l'été !

lundi 5 mai 2008

Virée nocturne avec Pauline Diamant

Quand La Taulière décide de devenir chroniqueuse pas mondaine.

Dimanche soir. Sur la Terrasse de l'Attirail je croise Anne Marie qui vient pour la première fois au Thé au Gazon. Elle me confie ses envies de rencontres et me raconte ses souvenirs du temps où elle avait 25 ans de moins. Plus on avance, plus il faut en faire pour draguer, je suis bien d'accord avec elle. Pourtant, plus on est vieux, plus on est intéressant et drôle ! Mais peu de jeunes ont assez de maturité pour le comprendre.

Pauline Diamant me retrouve pour partir en virée. On débute en dînant sur la terrassee du Toyko Beaubourg rue des Lombards : endroit idéal pour mater les jeunes de banlieue au look incroyablement sexy dangereux. Mais peu importe. On va faire une halte au tout nouveau Eagle (ex London) qui annonçait une soirée célibataire. Je voulais faire de l'espionnage industriel. On est les seuls, il n'y a personne, il fait trop beau dehors, les mecs seuls préfèrent trainer en plein air. Du coup j'entraîne Pauline vers la rue Saint-Anne. Je suis dans ma phase "retour aux sources". On entre au Vagabond, le plus vieux bar-restau gay de la capitale. Là c'est un délice. Un vrai voyage.

Loulou (tenancier depuis plus de vingt ans de l'Insolite) nous fait son grand numéro : faut dire que je le branche sur le sujet du moment, la gestion des fumeurs. Il n'en peut plus, et m'avoue ses envies de génocide des folles fumeuses. Son bouge débouche directement sur une cour intérieure d'immeuble, et les fumeurs lui rendent la vie impossible. Je lui conseille d'être plus ferme, et de faire comme au Tango, passé une certaine heure c'est Niet !

Tenez, parlons de lui, Monsieur Niet... le joli minou qui refuse de me répondre au téléphone... S'il était venu avec nous ce soir, au Vagabond, chez les plus vieilles inverties de la Capitale, il aurait croisé Jean Louis, 83 ans, couturier de la Coccinelle et de Bambi au Carrousel, qui nous a raconté comment en 1944 au couvre feu il se tapait des beaux allemands sur les marches de l'Opéra. Autour du bar et de nos coupes de Champagne, il y avait aussi un ancien bijoutier (75 ans) qui reluquait avec délicatesse les bagues de la Pauline, et un ancien commercial de la mode (notamment chez Balmain), devenu depuis antiquaire aux puces, qui ne m'a pas dit son âge, super sympa, qui était heureux de nous conter les débuts de la rue Saint-Anne au milieu des années 60 lorsque Kenzo l'amenait au Vagabond pour la première fois.

Moi j'étais aux anges, traité par toutes ces vieilles copines, comme un gamin de 18 ans... Vous pourrez demander à la Pauline si c'est pas vrai.

Pour finir notre escapade je l'ai entraînée aux Tuileries, jardin toujours très attrayant à cette heure tardive, l'un des derniers terrains de drague nocturne en plein air entièrement gratuit et sauvage. Un bonheur.

Le Vagabond, restaurant. Voir détails sur le site le plus à jour sur Paris : paris-gay.com.

dimanche 4 mai 2008

Les potins du week end

Nouvelle rubrique de La Taulière

Bernard ma vieille copine jumelle, qui ne trouve jamais le temps de venir me voir (la garce !) me disait l'autre jour : "mais tu sais, grâce à ton blog et Frissons sur le net j'ai des nouvelles, j'ai un peu l'impression de te voir souvent". c'est lui qui m'a donné l'idée d'entreprendre une rubrique "potins" sur ce blog. Je pourrai essayer de raconter un peu tout et rien, bref lancer un genre de rubrique mondaine.

Essayons pour ce week end.

Mercredi dernier, pendant le bal des travailleurs, en pleine nuit, alors que Gilou passait tous les tubes actuels à la mode, j'ai glissé sur sa platine le début de l'hymne des sans papiers de Saint-Bernard (1996) suivi de l'Internationale. Ben oui, veille de 1er mai, bal des travailleurs mes chéris ! Et tout une partie de la salle s'est mis à hurler et à siffler ! Comment cela m'a déprimé ! Je ne demande pas à tous mes clients de flirter avec l'Ultra Gauche, mais de là à siffler l'Internationale, placée là comme un clin d'oeil sympa et pas du tout agressif. Méziane m'a consolé parce que je lui ai dit qu'il était temps que je prenne ma retraite !

Vendredi soir, Mado me porte la place qu'il m'avait acheté pour aller voir Kylie à Bercy mardi prochain. Mais je me dégonfle. Le grand show à Bercy, deux heures debout, etc... J'offre ma place à la petite Coco Mademoiselle, qui elle, est toute jeunette, adore la Kylie et n'a pas forcément les moyens de s'offrir une place (putain c'est cher ces stars là). Coco Mademoiselle, s'est faite teintée en blonde depuis que je lui ai présenté Bambi lors d'un diner chez moi. Ne croyez pas que je kiffe pour cette petite, c'est juste que je me sens paternelle avec elle ! Mardi prochain, je préfère aller au Centre LGBT pour un débat sur les homos et mai 68 !

Samedi je suis tout content de voir arriver VG (comme Vilain Garçon), je croyais qu'il était parti en week end. Je l'aime trop et du coup j'ai été de bonne humeur toute la soirée, rien que par plaisir de croiser son regard. En plus, cela ne m'a pas empêché de bisouter, tripoter, louvoyer toute la nuit : je suis polygame.

En fin de nuit, j'ai eu la surprise et le grand plaisir de voir arriver la Kassandre. Elle sait que je suis plus dispo pour causer après la cloture des sorties des fumeurs (cela va de mieux en mieux, ils sont moins grognons, et hier, étant de bonne humeur, merci VG, je les ai cajolés et tripotés pour les aider à patienter). Donc la Kassandre, qui ne m'a pas dit d'où elle sortait à cette heure (mais j'ai noté qu'elle revêtait son pantalon en cuir), m'a annoncé, furieuse, que les vieilles fondatrices de Pédérama avaient décidé d'arrêter l'émission en juin. Pédérama c'est une émission mensuelle sur Radio Libertaire, animée par la tendance "transpédégouine" du milieu homo parisien. Et depuis quelques mois, Kassandre et d'autres excitées de sa génération, reprenaient peu à peu l'animation de l'émission. Et voilà t'y pas que les anciennes, les Ursula et Valentina notamment, ont décidé de tout casser. Sans donner mon avis, je trouve cela nul : saborder une aventure sous prétexte qu'on en a personnellement marre, alors que d'autres sont prêts à prendre la relève, c'est pas malin.

En m'endormant, je pensais justement à la dernière émission de pédérama que j'ai écouté (avril 2008) l'autre jour dans le train. C'était l'interview de deux petits jeunes nés en l'an 1990, qui ont donc 18 ans... J'ai bien dormi.

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