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mardi 10 février 2009

La plus belle carte de voeux

Un mot doux reçu d'une maman !

Voici un drôle de joli mot doux reçu en ce début d'année. C'est une carte de vœux envoyée par... la maman de César, un habitué du bal de La Boîte à Frissons.

"César, mon fils, est heureux au Tango, en parle souvent et il est tout sourire sur toutes ses photos prises lors de vos fêtes !
Alors merci et bonne année 2009 à tous les anges du Tango !
Fabienne"

C'est la première lettre que je reçois d'une maman, et j'en ai été tout ému. Jusqu'à présent j'ai juste eu l'habitude de voir arriver des clients accompagnés de leur maman, et très fiers de me la présenter. Mais ce mot doux, je voulais le partager avec tous les fistons du Tango ! Gros bisous à Fabienne !

mardi 5 août 2008

Rage et désespoir !

Photo reçue au courrier

Un samedi soir pendant la fermeture, une habituée des lieux, folle de désespoir, tente de forcer la grille du Tango.

samedi 29 mars 2008

Toujours les soucis à l'entrée !

Sommes-nous plus sélectifs qu'à New York et Miami ?

Je reçois ce jour une lettre dont voici un résumé, ma réponse suit...

Cela fait des années que j'entends parler du Tango de façon très positive sans jamais y être allée. Du coup, hier soir, ni une, ni deux, je m'y rends avec un groupe d'amis !
Nous sommes nombreux dans le groupe (huit) et l'un de nous a un peu abusé de l'apéritif. On nous refuse donc l'entrée et on conseille à notre ami d'aller faire un tour. Ce que nous faisons.

Deux heures plus tard, nous nous représentons dans la queue, tous très clairs. (...) Le portier apercevant un peu plus loin dans la queue notre ami nous refuse : "je n'aime pas être pris pour un imbécile ; donc votre ami ne passera pas et vous non plus. D'ailleurs, vous m'aviez dit qu'il était allé se coucher".

Nous rétorquons alors que nous n'avions jamais dit cela et que nous voulions rentrer, notre ami étant ou pas admis. Et le vigile de nous faire la morale parce que soi-disant notre sens de l'amitié n'était pas assez prononcé à son goût !

J'arrêterai là mon récit mais je dois vous dire que j'ai été très choquée par la façon dont mes amis et moi-même avons été traités hier soir. C'est la première fois de ma vie que je suis traitée de la sorte, que ce soit à Paris, New York ou Miami. (...)

Et voici donc ma réponse à Marion !

Chère Madame,

J'ignore quelles sont les pratiques à l'entrée des boîtes de nuit de New York ou de Miami, mais je peux vous expliquer comment nous fonctionnons à l'entrée du Tango...

Notre règle est toujours la même : par souci de prévention, nous refusons les personnes qui nous semblent fatiguées, notamment lorsqu'elles ont pas mal bu avant d'arriver ! Nous préférons refuser des clients, que d'être ensuite obligés d'intervenir à l'intérieur pour les discipliner.

La qualité de l'ambiance de notre discothèque, nous impose une vigilance accrue à l'entrée. Les clients qui apprécient notre lieu le comprennent très bien en général.

Cordialement.
Hervé

vendredi 18 janvier 2008

Le courrier des mécontents

Nous n'avons pas que des inconditionnels, jugez plutôt cet échange de courriels...

Bonjour,

Je vous adresse le présent courriel pour vous faire part d’un certain mécontentement quant à la nuit de Nouvel An que vous avez proposé. Tout d’abord, j’ai été surpris de constater, à mon arrivée, qu’il y avait une file d’attente due au fait que le vestiaire était plein selon la personne à l’entrée. Une fois à l’intérieur, j’ai découvert avec stupéfaction que plusieurs cintres étaient vides, alors que dans le même temps on nous indiquait de nouveau que le vestiaire était plein, et ce malgré le départ devant nous de plusieurs personnes.

Par ailleurs, contrairement à d’autres boîtes gays parisiennes, le prix d’entrée à la vôtre ne comprenait même pas une consommation. Le vestiaire était également en supplément.

Enfin, j’avais vu sur Internet (www.paris.evous.fr) l’annonce suivante concernant cette nuit dans votre établissement : "Réveillon blanc" au Tango. Pour les gays de toute confession et de toutes les tendances musicales, la Boite à Frissons (le Tango) fêtera le nouvel an avec un bal musette (23H-0H45), suivi d’une programmation ecclectique, de la varietoche aux années 80 (sans electro toutefois). Entrée 12 euros. Le Tango, 11 rue au Maire. Paris 3e - M° Arts et Métiers.

De deux choses l’une : ou cette annonce n’est pas fiable, ou nous n’avons pas la même définition de la musique des années 80 ni de la musique électro car, à partir de 03H30, la musique des années 80 a laissé la place à de la musique bien contemporaine, électro comprise. Déjà que dans la première partie, des morceaux d’Alizée et de Christophe Wilhem étaient quelque peu hors sujet, dans la partie suivante, nous étions totalement hors du thème. A cela s’ajoute la (petite) coupe de champagne à 10 euros et le verre de Coca à 6 euros, ce qui porte la nuit à 30 euros par personne pour un programme qui ne respecte pas ce qui était annoncé, d’où, vous le comprendrez, une certaine déception de ma part. Pour être bien clair, il ne s’agit pas là de formuler des critiques, mais simplement de vous faire parvenir un ressenti de la part de certains de vos clients.

Cordialement. Marc

"Voici ma première réponse :''

J'ai hésité à vous répondre, ce que je fais toujours lorsque je reçois des critiques. Mais la votre était de si mauvaise foi... Quoi vous dire ? Que nous rencontrons un succès inégalé à Paris depuis 10 ans, que nos soirées se déroulent selon un rituel habituel qui, justement, convient au plus grand nombre, les musiques plus récentes arrivent un peu plus tard dans la soirée, que la soirée du nouvel an est une soirée particulière où les prix sont un peu plus élevés que d'habitude, etc... Enfin sachez que dans un vestiaire la présence de cintres vide ne correspond pas forcément à des places libres, les vêtements sont serrés et on ne peut pas forcément intercaler de nouveaux vêtements... Et non nous ne sommes pas masochistes au point de faire attendre les clients pour les embêter !

Voilà, face à vos propos vraiment négatifs, que puis-je dire ? Allez ailleurs où effectivement avec votre prix d'entrée plus élevé on vous donne une consommation. Trouvez moi une autre boîte où on peut passer un réveillon à 12 euros (sans consommation !).

SUITE DE NOTRE DIALOGUE DANS LES COMMENTAIRES…

mercredi 5 décembre 2007

Les anges sont aussi célibataires

Petite annonce mine de rien

Je reçois parfois des confidences. Beaucoup de clients, en particulier les anges, pensent que je n'ai pas de sexe et que je reste insensible. Du moins, ils savent que mon statut de Taulière m'interdit d'aller plus loin. Du coup ils me confient leurs secrets.

Ainsi ce petit ange très remarqué à la soirée Halloween... Et bien figurez-vous qu'il est encore célibataire.

N'hésitez pas à me demander assistance... Je fais toujours tout ce que je peux pour faciliter les rencontres !

samedi 15 septembre 2007

Bureau des réclamations : l'entrée du Tango

Lettre reçue parmi tant d’autres…

Incroyable le nombre d’habitués, qui tout d’un coup, découvrent que nous sommes horribles, mal intentionnés, mal polis, que le Tango est un lieu infâme… Tout cela parce qu’un jour il leur arrive un désagrément à l’entrée de La Boîte… Voici donc l’exemple d’un client vieux de 9 ans, qui aujourd’hui nous tire sa « triste et définitive révérence »…

Son courrier :

Bonsoir,

Voici bientot 9 ans que je viens chez vous très régulièrement pour passer d'excellents moments. 9 ans au cours desquels j'ai rencontré mon premier grand amour, fais ensuite des rencontres plus ou moins heureuses, pour enfin rencontrer l'homme de ma vie un soir d'octobre 2003. 9 ans que je suis venu chez vous une bonne centaine de fois pour passer des moments conviviaux, chaleureux et bon enfant.

Jusqu'à ce soir du vendredi 14 septembre 2007 où pour une raison encore incomprise (une trop grosse "fatigue" apparemment - c'est étrange, j'ai encore la force de vous écrire à 4h45 pour vous exprimer mon ressenti), je n'ai pas eu le droit de rentrer dans votre établissement. 9 ans que je clame haut et fort auprès de tous mes amis que vous êtes le meilleur endroit pour nous réunir (homo, hétéros, parisiens, provinciaux, aisés, en galère ...) 9 ans !!!

Quelle immense sentiment d'amertume ( et d'injustice) vient de s'emparer de moi... Je vous tire ce soir ma triste et définitive révérence, votre videur a eu raison de moi.



Emmanuel

Ma réponse…

Il faut comprendre que l'entrée d'une boîte de nuit est un lieu stratégique qui garantit à tous tranquillité et bonne ambiance. Notre portier qui était là depuis des années est parti en juin, depuis les nouveaux portiers ne connaissent pas forcément tous les clients.

Or en fin de nuit, nous sommes effectivement particulièrement vigilants. Pourquoi ? Parce que c'est l'heure à laquelle se présentent des clients qui peuvent poser problème : alcoolisés, énervés ou fatigués. La fonction du portier est de servir de rempart, c'est sa décision qui permettra d'éviter l'incident ensuite. Certes, parfois il peut se tromper, mais il ne refuse jamais une entrée par sadisme, simplement parce qu’il estime ainsi éviter un possible problème ensuite à l’intérieur (il est beaucoup plus délicat de "sortir" un client pénible que de l'empêcher d'entrer !). J'ai d'ailleurs renforcé cette vigilance dernièrement à la suite de petits incidents provoqués justement par un relâchement de notre attention en fin de nuit (l'intrusion par inadvertance d'un "metrosexuel canon" qui s'est faufilé entre deux clients et s'est mis ensuite à faire leurs poches ; l'arrivée de personnes déjà saoules se mettant ensuite à vomir dans les toilettes ; ou plus simplement des personnes énervées et un peu exubérantes qui vont très vite casser un verre sur la piste ou ne pas comprendre qu’on ne leur serve pas à boire un quart d’heure avant la fermeture…).

Donc je ne sais pas dans quel "état" vous étiez hier soir, mais je pense que le portier a fait son travail. Si j'avais été à la porte à ce moment là, j'aurai peut être pu vous reconnaître et prendre la responsabilité de vous faire entrer (je connais mon public et je sais "le remettre en place" s'il le faut, et Méziane encore plus !). Mais je ne suis pas toujours à la porte...

Si vous êtes un habitué, vous appréciez sans doute la quasi absence d'incidents à l'intérieur du Tango (deux à trois petites bagarres en 10 ans !). Elle s'obtient au prix d'un impair de temps en temps avec un habitué à l’entrée de la boite. Si vous ne pouvez pas le comprendre, alors c'est moi qui vous tirerais ma révérence...

Cordialement.

dimanche 12 août 2007

Le premier bal d'ALICE

Le courrier reçu par Madame Hervé.

Bonjour madame,
Mes excuses à l'avance pour ce mail long et totalement gratuit !
Vendredi prochain, si tout se passe comme prévu d'ici là, ce sera mon premier bal...

Plus d'une semaine à l'avance, j'en suis déjà toute émue, la tête pleine d'espérances... Il y a au moins 6 mois que je veux venir à La Boîte à Frissons, et même plus, je voulais venir pour le nouvel an 2006 !

Instantanés de la vie d'une folle de province

J'habite à Mâcon, riant port de pêche, petite ville fermée et bourgeoise où la vue de la moindre ambiguïté vestimentaire déclenche les plus typiques démonstrations homophobes et anti-folles. Je me suis fait traiter de travelo cet après-midi, alors que j'étais en pantalon, pas maquillé, habillé en gris et noir (il est vrai que j'avais aussi des bottines à talons, des boucles d'oreilles assez féminines et un petit parapluie orange...) Bonne surprise : 2 minutes plus tard, un rebeu quarantenaire m'accoste en me disant : "Excusez-moi...Quand je vous ai vu(e) sortir de la boulangerie, je vous ai pris pour une meuf. Ne le prenez pas mal!" Bien évidemment je ne le prenais pas mal, ça m'a même fait un bien fou, c'était la première fois que quelqu'un appréciait à leur juste valeur les efforts que je déploie depuis deux ans environ pour devenir jolie... Il y a de tout dans les petites villes, et je me rend compte que plus j'ose, moins je me méfie des gens, plus je m'attire la sympathie des gens ouverts... et par la même ça m'aide à repérer les cons !

Voilà, je raconte ma vie, pour essayer de te faire ressentir (je me permets de vous tutoyer...) ce que représente pour moi cette première sortie au Tango. Je suis sortie deux fois en boîte en fille, une fois dans ma cambrousse (bof !) et une fois à Lyon (pas mal mais décevant : des travs qui discutent des avantages comparés des systèmes d'épilation laser... je n'ai pas les moyens, et j'avais vraiment l'impression de les entendre parler bagnoles...la testostérone ne perd jamais complètement ses droits, même chez les travs...)

Princesse pour un soir...

Mais j'ai l'impression (en tout cas j'espère !) que vendredi, ce sera différent... Que d'une certaine façon je pourrai me sentir en famille. Je dois faire attention, mes attentes sont tellement fortes que si je suis déçue, je vais m'écrouler ! Mais franchement ça m'étonnerait, ça signifierait que votre site n'est qu'un instrument de propagande. De plus, j'ai lu à peu près tous les articles de ton blog, et je partage la plupart de tes opinions sur la mentalité occidentale, le milieu gay, le conformisme paradoxal de notre minorité (notamment vis-à-vis des folles ou des filles masculines).

Vendredi je viendrai accompagné d'un charmant jeune sexagénaire (oh le joli mot) qui je pense appréciera le Tango à plus d'un titre, et peut-être pour des raisons différentes des miennes. Je compte bien qu'il m'apprenne à danser le paso-doble (il se prétend expert), mais je compte surtout M'AMUSER COMME UNE FOLLE !

Bon, tu as sans doute d'autres choses à faire que de lire les mails de toutes les travelottes de province qui rêvent de Paris (quand je pense que j'y ai habité 4 ans et qu'à l'époque je ne m'assumais pas du tout...), alors je te laisse, en espérant pouvoir discuter un peu avec toi vendredi.

Bises, et merci pour ce que tu fais pour toutes les folles.
Alice



Retrouvez Alice sur son blog.

mercredi 13 juin 2007

Une vidéo envoyée par Laurent Pierre

Madame Hervé fait suivre vos courriers sympas

Bonjour ! Un coucou sympa avec une vidéo rigolote que j'ai trouvée sur YouTube, une parodie gay du clip de "SATURDAY NIGHT" de Whigfield, gros tube des années 90. Tout y est... ou presque : la serviette sur la tête, le sèche-cheveux omniprésent... Quand on connaît l'original, c'est encore plus drôle. J'ai bcp ri. Comme il y a la soirée trav' et que même déguisées, euh non, habillées en grande tenue, ces "dames" rêveront toutes de la même chose : séduire et croquer le joli garçon présent dans les fantasmes de chacune s'il se présente en face d'elles ce soir-là... ou un autre ! C'est un peu ce que dit la chanson.

Bonne vidéo ! Bonne soirée à toutes ces "dames" pour le Grand Soir.

Amicalement

Laurent-pierre

La video Saturday Night

vendredi 27 avril 2007

Les travestis mal aimés (2)

Zoa inaugure la rubrique "courrier". N'hésitez pas à m'envoyer vos lettres !

Un samedi soir, comme tant d'autres, je pars faire une infidélité au Tango dans une autre salle, les soirées y sont sympas et je m’y sens encore à l’aise.

Comme d'hab' quand j'y vais seul, je me mets dans un coin, je me fume une clope en chantant les yeux fermés. Puis doucement, je commence à draguer. Comme d'habitude les plus beaux me snobent. Et puis tout d'un coup, une espèce de petit mec tout folle et tout mignon s'approche de moi. On commence à se chauffer et tout se passe bien . Quand, un de ses potes, le chope par le bras et lui dit quelque chose que je n'entends pas. Le sweety chou, me regarde alors de travers et me dit à l'oreille, "mon pote t'a vu l'autre soir au Tango, je ne sors pas avec des travelots !"

Là, ce fut le coup de grâce. Je ne suis sans doute pas moche, mais je n'aime pas le corps que je me trimballe. Une des façons de combler cette douleur, c'est de me travestir. Ça me fait du bien, je me sens plus libre et ça fait partie intégrante de moi. Alors oui, je m'en suis pris des râteaux, des stops, des "pff t'es moche, conne, folle, et pute. Va crever !" Mais là, c'était la goutte de trop ! C'était s'attaquer au plus profond de mes douleurs. Je me suis donc retrouvé en larmes parmi des tonnes de bodybuildasses nombrilistes. Je ne comprenais plus rien. On se plaint en permanence de l'homophobie, du rejet. Mais on se fait subir les mêmes choses entre nous. Les folles, on les adore, elles font rire, mais bon, il est hors de question de sortir avec, elles sont trop connes ! Enfin, même si c'est gràce à elles que l'on est si out (oui, oui, rappelez vous Stonewall... 1969...).

Alors sur ce, je suis sorti limite en courant et j'ai rejoint le Tango. C’est maintenant le seul endroit où je me sens chez moi. Il y a la musique que j'aime, l'ambiance que j'aime, on ne se juge pas. Et puis surtout, si les jeunes rentrent, ce n'est pas forcément pour faire venir les vieux riches, mais tout simplement, pour qu’eux aussi aient un lieu où sortir, se sentir bien, et passer une bonne soirée sans se ruiner. Le Tango, c'est presque devenu une sorte de seconde maison pour moi. Celle où je peux faire la folle, où je me sens toujours accueilli et bienvenue.

Merci pour ce lieu magique, où tout ces jeunes lesbi-gay-trans-trav écorchés vifs peuvent venir, oublier un peu leurs problèmes et juste s'éclater.

Merci Merci Merci Encore du fond du coeur...

ZoA

La Boîte à Frissons

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