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Le bal des célibataires s'est lancé presque comme une plaisanterie,
à l'occasion de la Saint Valentin en février 2000, histoire
de proposer une alternative amusante à la backroom. Madame Hervé, en robe peau de serpent courte avec des collants résille, reçoit, très excitée, ravie de jouer à l'entremetteuse (Hervé, à force d'être traité de "taulière", ou encore moins élégamment de "mère maquerelle", a décidé de jouer le jeu et d'être à la hauteur des espérances de la clientèle). Elle est assistée en salle par Mademoiselle Gisèle (Damien en tailleur bleu à pois blancs) et aux platines par DJ Frédérick en tenue de vrai mac (costume sombre, cravate, cheveux gominés).
Dès l'entrée, chaque participant se voit remettre un badge numéroté qui est associé à une " boîte à mots doux " et qui va lui permettre d'entrer discrètement en contact avec les proies de son choix. Des sucettes en sucre et autres bonbons à sucer ou mâchonner (selon les goûts) sont gentiment distribués. La soirée est rythmée par les interventions de Madame Hervé : initiation aux danses à deux, jeux d'approche, petites annonces en direct, etc. Les accessoires et les thèmes varient d'un bal à l'autre, cela peut être des écrous et des boulons (le jeu de la recherche du bon calibre), des balles de tennis (jeu de la maladie d'amour), ou encore un questionnaire ou un test pour évaluer les risques d'une cohabitation ou les charmes et handicaps d'un célibataire. Le must est sans doute le jeu de l'harmonie conjugale, lorsque Madame Hervé étale sa culture d'ancien prof, en réalisant en direct et sans filet, une démonstration de sociologie pratique visant à expliquer l'importance du déterminisme socio-culturel dans une rencontre harmonieuse. Aux platines DJ Frédérick s'en donne à cur joie avec les chansons d'amour et susurre toutes les heures une belle série de slows. Croyez-le ou non, mais le bal des célibataires, cela marche : en fin de soirée, les couples s'embrassent dans tous les coins de la boîte. Mieux, parmi ces couples, certains durent ! |